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« Zama Aix 2016 », les États généraux de la Diaspora de Madagascar

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Aix-en-Provence, le 05 février 2016

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers sociétaires,

2.579, tel est le nombre officiel des associations actuellement enregistrées auprès des services préfectoraux français, ayant pour vocation d’apporter leurs aides et leurs contributions au développement de Madagascar.

Majoritairement d’origine malgache, cet important tissu associatif est aussi le fait de sympathisants européens attachés au pays et à l’action humanitaire. Il démontre en tout cas un profond attachement de la communauté malagasy expatriée à sa culture, à ses valeurs et à ses racines, tout en étant un reflet de son désir de continuer à intervenir dans la vie et le développement du pays, mais aussi vers elle-même. Nous en avons l’intime conviction.

Né de la volonté d’une trentaine de membres fondateurs, issus de différentes sensibilités, réunis en assemblée constituante en mai 2015, le COEGDM 2016 (Comité d’Organisation des États généraux de la Diaspora de Madagascar 2016) fait partie de ce tissu associatif. Il projette de réaliser l’évènement « Zama Aix 2016 » à Aix- en-Provence (France) les 8, 9 et 10 juillet prochains.

Expression des premiers « États généraux de la Diaspora de Madagascar », cette manifestation qui affirme fermement son apolitisme et son refus de toute forme de récupération, vise à réunir en un même endroit, pendant trois jours, les enfants issus de la grande Ile, dispersés sur le globe, qui souhaitent croiser leurs routes pour échanger, réfléchir, informer, s’informer et, surtout, agir d’un seul cœur dans des corps différents, venant de pays de résidence différents, pour un seul pays, une seule Nation : Madagascar.

Ces trois jours d’échanges et de rencontres seront festifs et émaillés d’animations culturelles, musicales et artistiques. Mais ils se veulent avant tout studieux. L’évènement offrira en effet des moments d’échanges à travers des conférences, des tables rondes et des ateliers animés par vous-mêmes, acteurs agissants de la Diaspora, par des experts issus du tissu économique ou de la société civile malgaches, par des experts internationaux, ou par des représentants d’autres diasporas – africaines et nord africaines en particulier – qui viendront partager leurs retours d’expérience.

Ces journées se veulent ainsi « informatives » en invitant les participants à la réflexion pour analyser et fonder de nouveaux modes de relation avec le pays et de nouveaux domaines d’intervention. Elles seront par ailleurs« constitutives » pour définir et mettre en place une structure fédérative pérenne, capable de renouveler l’organisation annuelle de l’évènement sur d’autres continents, et de porter la voix et les plaidoyers de la Diaspora auprès des instances nationales et internationales. Elles voudront enfin et surtout être

« opératives » en mettant en place une plateforme de présentation, d’initialisation, de valorisation, de validation et de lancement de projets concrets de la Diaspora vers Madagascar et/ou vers elle-même.

Il s’agira, en un mot, d’oser écrire l’histoire, la nôtre, celle de nos enfants et celle des générations futures : l’histoire d’une Diaspora en marche, active, reconnue dans la diversité et la richesse de ses composantes qui, définitivement, ne sera plus ni crainte par la sphère politique nationale, ni cantonnée au simple rôle de pourvoyeur de moyens pour la sphère économique ou solidaire.

Nous serions très heureux de vous voir prendre une part active à la réalisation de cet ambitieux projet, tant à titre de simples participants qu’à celui de contributeurs potentiels, dans le cadre des thématiques rappelées dans l’appel à contribution joint.

En tout esprit amical et associatif !

Pour le COEGDM Aix 2016,

Roger RABETAFIKA

Informations supplémentaires sur le site de la manifestation

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Elections Sénatoriales: enfin une stabilité?

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Sénat Anosy Madagascar12 664 grands électeurs votent ce jour pour élire les 42 nouveaux sénateurs, à raison de sept (7) par ex-province, qui rejoindront les 21 autres personnalités nommées dans le quota présidentiel.

Au terme de cette journée, et à l’heure où nous écrivons cet article, tous les bureaux de vote de l’île ont déjà fermé, certains plus tôt que prévu, lorsque tous les grands électeurs inscrits sur la liste ont rempli leur devoir. Les premiers résultats provisoires publiés sur les réseaux sociaux par certains médias et par quelques personnalités politiques semblent donner l’avantage au HVM (Hery Vaovao ho an’i Madagasikara), le parti présidentiel, devant le MAPAR, le parti de l’ancien président de la Transition.

 

Cette élection, arbitrée comme lors du scrutin précédent par la nouvelle Commission Electorale Nationale Indépendante, représente un enjeu majeur pour la Présidence de Hery Rajaonarimampianina. Si d’un côté, le processus de retour à la normalité constitutionnelle avec la mise en place progressive de toutes les institutions suit son chemin, de l’autre, l’Exécutif se doit d’obtenir la majorité au sein de la Chambre Haute pour contrebalancer avec la volatilité des voix des députés qui soufflent le chaud et le froid au niveau de l’Assemblée Nationale au gré de leurs intérêts personnels, plus qu’au nom de l’intérêt général. L’obtention de la majorité au sein du Sénat permettra à Hery Rajaonarimampianina de reprendre le dessus sur des parlementaires qui se croyaient jusque là intouchables et tout permis, jusqu’à, rappelons-le, voter une motion de déchéance contre le Président de la République. Désormais, avec une Chambre Haute acquise à sa cause, le cas échéant, l’Exécutif pourra se permettre d’avancer plus sereinement dans la réalisation de son programme de développement.

 

Toutes les forces politiques ont activement participé au cours de ces trois à la campagne électorale partout à travers l’île. L’enjeu est de taille également pour l’opposition, notamment pour les grands partis tels que le TIM de Ravalomanana, le MAPAR de Rajoelina ou le MMM de Hajo Andrianainarivelo, afin de consolider leurs assises politiques au sein des institutions mais également déjà dans la perspective de la Présidentielle de 2018 en renforçant leurs présences dans toutes les régions de Madagascar.

 

CENI Yves Rakotomanana

Si le vote est supposé être secret, l’appartenance politique de chaque électeur permettra assez facilement de connaître la couleur du bulletin versé dans l’urne par chacun d’eux. Yves Rakotomanana, Président de la CENI le reconnait lui-même  en affirmant que « Logiquement, ils vont voter pour leur parti (…) mais pour moi c’est un secret de polichinelle ». 

 

 

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Des milliers d’observateurs de la société civile ont été envoyés dans les bureaux de vote à travers tout le pays, dont 900 uniquement du KMF-CNOE, sans compter ceux dépêchés ou mandatés par

les organisations autres institutions internationales et conduits sur le terrain entres autres par Mme Fatma Samoura, Coordinatrice du Système des Nations Unies à Madagascar et Représentante Résidente du PNUD, et Hawa Youssouf, Ambassadrice de l’Union Africaine, et ce afin de veiller au bon déroulement du scrutin (ci-contre lors d’une visite dans un bureau de vote sur l’île de Nosy Be).

 

Disposant d’une avance confortable de 21 sénateurs qui seront nommés par décret du Président de la République conformément à la Constitution, le HVM peut espérer remporter près de deux-tiers des places au sein du Sénat et permettre ainsi à l’administration Rajaonarimampianina d’asseoir une bonne fois pour toute son projet politique à travers la réalisation de son Programme National de Développement et garantir aux bailleurs et aux investisseurs une plus grande stabilité, condition sine qua non pour leurs venues et implications dans les financements des programmes et projets sur laquelle se jouera le mandat de Hery Rajaonarimampianina dans trois ans exactement.

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